L’insécurité n’est pas qu’un phantasme télévisuel ou médiatique.
La résoudre par la répression est le seul moyen logique, « viable » dans les sociétés actuelles, les efforts de conciliation ayant été vains depuis 10 ans (20, 100, 2000 ans). Mais mettre 30000 fonctionnaires troupiers de plus comme l’a fait le ministre Sarkosy n’y changera rien. La violence urbaine baissera peut être (de manière négligeable) ces quelques prochaines années mais les phantasmes matériels générés par les médias (en premier lieu par la télévision) ne baissera pas de pair.
En outre la « remise au pas » des cités par le travail sous l’égide du fameux « pacte républicain » semble dangereusement compromise. En effet leurs habitants sont aujourd’hui plus ou moins inemployables ou à des postes subalternes dont les autres n’ont pas voulu. Pas assez de culture du travail, trop d’esprit de révolte : adieu intégration à la française. En outre ces habitants son facilement identifiables : tenue vestimentaire, attitude hip-hop et faciès haineux (qui peuvent être « corrigés » par les bons offices du gouvernement), cependant il reste la barrière incontournable du langage, le parlé banlieue, plus difficilement « corrigeable ». Pas de travail gratifiant pour eux, pas d’avenir pour les pauvres.
Donc, d’ici 5 à 10 ans nul doute que la violence urbaine reprendra à qui mieux mieux, et pas simplement dans les quartiers dits chauds. En outre ces « prolétaires » (dans son sens marxiste ce mot est même inexact puisque personne ne veut plus leur acheter leur force de travail) s’attaqueront aux personnes qui leur sont le plus proche, la classe moyenne (si cette notion revêt encore un quelconque sens) laissant les vrais responsables vivrent dans une paix incertaine dans des ghettos dorés comme on en voit déjà en Californie.
Conclusion. Il n’est pas dans l’intérêt de 80% de la population de voter pour le statu quo libéral ni pour des régimes totalitaires.
Conclusion II. Il est de l’intérêt des populations d’éveiller une conscience politique chez tous ceux qui se présentent, en particulier les plus précaires économiquement et idéologiquement, afin d’orienter leurs actions de rébellion légitime, c’est à dire de transformer une violence urbaine sous-tendue par des conceptions matérielles, la redistribution par le vol, en une violence politique, c’est à dire révolutionnaire.
2002
et après...
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